Histoire de la vignette autoDurant près d’un demi-siècle, la vignette auto a « égayé » les pare-brises de nos véhicules. Qui ne se souvient pas de ces voitures aux vitres parsemées de ces macarons numérotés ? Si pour les jeunes enfants la vignette auto n’avait comme seule utilité d’indiquer l’âge supposé de la voiture (en repérant la vignette la plus ancienne), leurs parents percevaient le célèbre autocollant sous un jour beaucoup moins sympathique. Instaurée en 1956 par Guy Mollet, la vignette auto portait à l’origine la mention « Fond National de Solidarité ». Une mention prenant place au côté de l’année et rappelant que l’objectif premier de la vignette auto n’était pas seulement de renflouer les caisses de l’Etat mais aussi et surtout de garantir un revenu minimum aux citoyens de plus de 65 ans (lesquels étaient quant à eux exonérés de toutes taxes appliquées à leur véhicule). Si elle s’inscrit aujourd’hui dans nos esprits comme étant une taxe « populaire », la vignette auto s’adressait à l’époque aux plus aisés, l’automobile étant encore la marque d’une certaine réussite sociale. Ce n’est qu’à partir de 1973 que l’argent récolté par le biais de la vignette auto tend progressivement à déserter le « Fond National de Solidarité » au seul profit de l’Etat. Croulant sous les critiques, le gouvernement attendra pourtant 1984 pour transmettre aux divers départements le poids de la vignette auto (tout comme celui de la prise en charge des personnes âgées…). Chaque Conseil Général est donc désormais libre de fixer comme il l’entend le montant que leurs administrés devront acquitter pour pouvoir jouir de leurs véhicules. Le coût de la vignette auto étant établi de manière différente au sein de chaque département (mais toujours en fonction de l’âge et de la puissance fiscale de la voiture), cette décentralisation donnait alors lieu à un classement annuel des territoires les plus chers. La suppression de la vignette auto en 2001 pour les véhicules particuliers aurait pu constituer un manque à gagner important pour les départements si l’Etat n’avait pas instauré le versement de subventions supplémentaires. En outre, la vignette auto s’est vue maintenue pour les véhicules de société. Si le bonus-malus écologique mis en place par Jean-Louis Borloo dans le cadre du Grenelle de l’environnement ne constitue pas à proprement parler d’une renaissance de la vignette auto, son extension sous forme d’une taxe annuelle appliquée aux possesseurs des voitures les plus polluantes pourrait quant à elle remettre au goût du jour le terme de « vignette automobile ». Besoin d'un crédit auto ?Comparez gratuitement et sans engagement les offres des banques |